Les Arawaks 

Les Arawaks sont des Amérindiens des Antilles issus de la forêt amazonienne. Le nom d’Arawaks qui leur a été donné ne désigne pas un peuple en particulier, mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations. A la fin du XVe siècle, les Arawaks étaient dispersés en Amazonie, sur toutes les Grandes Antilles, aux Bahamas, en Floride.

Les plus connues des peuplades arawaks sont les Taïnos, qui vivaient principalement sur l’île d’Hispaniola, à Porto Rico et dans la partie orientale de Cuba. Cette civilisation  se développa et s’épanouit dans les Grandes Antilles entre le 11e et la fin du 15e siècle.

Il s’agit de populations néolithiques pratiquant l’agriculture, la pêche et la cueillette, mais ils produisirent une céramique typique, extrêmement décorée de peintures blanches, noires, ocre, les tatouages, l’art du tissage. Les populations amérindiennes des Antilles ne connaissaient pas l’écriture, mais elles étaient riches de leur histoire et de leur culture, constituées de sociétés complexes et hiérarchisées.

Comme tous les Amérindiens, les Arawaks se sentaient responsables de l’ordre du monde. Leur religion s’articulait autour d’un culte des ancêtres connus sous le nom de Zémi. Chaque homme, chaque famille et chaque tribu avait son Zémi, de même que chaque plante, chaque arbre et chaque espèce animale.

Les Arawaks sont les premiers Amérindiens à avoir eu un contact avec les Conquistadors du XVe siècle. Hommes aimables et hospitaliers, ils seront réduits en esclavage dans les mines d’or. Nés libres, ils refusèrent l’asservissement. Un million d’individus sera victime de la colonisation européenne (travail forcé, suicides collectifs, persécutions et maladies). Le dernier Taïno d’Hispaniola disparaitra en 1541. Un génocide…

Ils nous ont légué une partie de leur alimentation : manioc, igname, patates douces, tabac et mais, ainsi que de très beaux témoignages de leur art. Nous leur devons certains mots courants comme, hamac, barbecue, boucanier, savane, ouragan, tabac, patate, goyave, papaye, maïs, canoë, cassave, etc…

Ils étaient des hommes fiers et nobles, qui ont été brutalement dépossédés de leurs terres, de leur mode de vie et de leur liberté. Ils ont préféré disparaitre plutôt que de vivre l’innommable.